ECC - La génération sacrifiée


Le 14 janvier 2018 à 20:28
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Les quatre générations de l'Église : Il y a eu la génération de Papa Oshoffa, il y a celle qui l'a suivie donc nos pères actuels, il y a ceux qui sont dans la trentaine-quarantaine puis il y a les enfants.

Cette génération des 30-40 ans est une génération sacrifiée. Elle ne peut pas s'accrocher aux cérémonies car elle a vu leurs limites et elle subit une grande pression de ses frères des autres congrégations. Elle a connu la désacralisation de l'onction et de tout ce qui est lié au temple. C'est pour cela qu'elle peut allumer son portable et regarder un message sans y voir une grande offense à Dieu puisqu'elle le répète le dimanche suivant. Malheureusement pour elle, elle n'a pas eu d'enseignants. Beaucoup de leurs maîtres se contentaient d'être autoritaires sans eux-mêmes comprendre véritablement les évangiles. Ils pouvaient se permettre des bagarres, des insultes en public, des adultères... mais ils gardaient une certaine rigueur. C'est la rigueur, l'autorité et le rituel qui sauvent... Ils ne voient pas le mal de multiplier les conquêtes mais sont prêts à insulter pour déterminer un lieu de pèlerinage. Certains ont même résolu des énigmes telles que consacrer leur corps à Dieu tout en ayant des rapports avec des femmes, respecter les 3 jours de sanctification tout en ayant des maîtresses. Où est le mal diront-ils?

Peut-on maintenant demander à un barbu qui a des enfants de s'asseoir dans une classe de 4ème? C'est le même effort qui est demandé à cette génération des 30-40 ans. Elle n'a plus l'oreille pour écouter et la patience d'être enseignée. La fierté dit comment monter mais n'indique pas comment s'humilier.

Quand on parle d'enseignements et d'évangélisation, il semblerait que cela n'ait pas été révélé pour l'Église. Doit-on en rire ou en pleurer? Il faut donc se justifier en scrutant la vie du PPF? Même s'il ne l'avait pas fait, est-il Dieu? D'ailleurs, il l'a fait et c'est un devoir pour toute personne ayant reçu l'onction intérieure d'évangéliste. Le Seigneur Jésus-Christ a donné une instruction claire pour toute église qui se revendique de lui mais dans notre congrégation, même cela est un débat. Faut-il un synode pour décider si l'évangélisation est permise dans l'Église? Ce serait alors plus proche d'un conseil de classe de CM2.
Cela choque peu de voir des évangélistes spécialistes dans le service de nourriture et de boisson, animateurs de débats politiques après le culte, bagarrant pour avoir des canettes de boisson... quelqu'un dira : faut bien qu'ils s'occupent. Mais pour l'évangélisation, il faut un débat. Faut-il un diplôme de théologien pour comprendre qu'il y a différents ministères et différents appels de Dieu? Si quelqu'un parle en langues, on entendra toujours un dire : ce don du Saint-Esprit ne nous a pas été donné dans l'Église. Bientôt un nouveau type de miracle sera attribué au Diable parce que ... on l'a jamais vu dans l'Église depuis 1947. Dieu ne doit pas et ne peut pas changer nos habitudes.
Dans l'enseignement de la parole, il y a la divinité et le salut, puis tout ce qui a trait au ventre; le superficiel, l'évangile de la prospérité, les slogans avec des soi-disant paroles prophétiques... mais je pense que là on a touché le fond. Au moins le lait maternel rassasie le bébé, je pense que là, nous sommes à la tétine. Ce n'est ni le sein maternel, ni le biberon mais ça occupe la bouche.

Proposition : que les cours bibliques soient rétablis premièrement pour tous ceux qui ont une fonction dans les paroisses en y incluant la majorité des évangélistes.

Frère Pierre
Serviteur du Seigneur Jésus-Christ
Contenu proposé par : Pierre Ndjom Pierre Ndjom