L’héritage des grand-parents et des parents


Le 3 décembre 2017 à 0:49, par Pierre Ndjom

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David a légué à Salomon la paix et Salomon légua la division à Roboam.

Mon fils, je t’aime… mais je me préfère. Les grand-parents ont planté la graine, les parents l’ont arrosé et ce sont les petits-enfants qui sont censés déraciner le baobab qui se présente devant eux. Le baobab de la division même dans les œuvres les plus simples. Merci mon père !

Quand un jeune veut se rendre dans certaines paroisses afin de parler du Christ, on lui demande : de quelle tendance es-tu ? Selon sa réponse, l’on verra si on pourra lui laisser la parole ou pas. Merci mon père !
Quand un jeune veut organiser une activité, il faudrait qu’il proclame le nom de sa tendance durant sa prestation comme l’on confesse le nom du Christ. Merci mon père !
Quand un jeune part demander les œuvres du PPF, comme réponse aisée, il recevra : Les autres ont dénaturé son œuvre et nous, nous l’avons conservé. Merci mon père !
Quand un séminaire doit se faire, l'on demande d'abord qui et quelle tendance l'organise. Le thème viendra après. Merci mon père !

Le mal de la division ne sera néfaste qu’à ceux qui ne sont pas affermis dans la foi et à ceux qui aiment la division. Qui aime la division ? Dieu seul le sait.

S’il y a à pleurer de l’état de l’Eglise, pleurons pour ceux qui ont une méconnaissance des écritures. De ceux qui les connaissent peu ou pas assez en profondeur pour les appliquer. Pour la masse ou encore, pour le peuple.

Pour les hommes pieux, division ou pas, la foi demeure et grandit à chaque instant. La division même est plus propice à l’affermissement de la foi car les prières sont plus justes et le repos fuit les yeux. Si on parle de Moïse, c’est parce qu’il était entouré d’un peuple impie. Si l’on vante les mérites des prophètes et du Christ, c’est grâce aux persécutions qu’ils recevaient de ceux qui se pressaient d’honorer la mémoire des anciens et crucifiaient leurs contemporains. L’histoire ne change pas.

Dans un même lit, le Seigneur prend l’un et laisse l’autre. Dans une même église, certains ont une très grande gloire et d’autres n’ont rien, absolument rien. Même le peu qu’ils avaient leur aient ôté en salaire de leurs œuvres. Pour l’instant, il est bien que nous nous flattions les uns les autres car cela fait depuis longtemps que le Seigneur ne rend plus témoignage de nos œuvres.

Frère Pierre
La Postérité de Daniel

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